Comment les images satellites sont devenues un outil indispensable pour les journalistes

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En juillet 2018, une vidéo extrêmement violente a commencé à circuler sur les réseaux sociaux.  Elle montre deux femmes et deux petits enfants emmenés à l’écart d’un village à la pointe du fusil par un groupe de soldats. Les soldats leurs bandent les yeux avant de leur tirer dessus 22 fois à bout portant. Sur les réseaux sociaux, on affirme que les militaires viennent du Cameroun mais le gouvernement camerounais discrédite rapidement la vidéo en la qualifiant de “fake news”.

Dans la vidéo, on voit un terrain qui pourrait se trouver n’importe où sur la planète et des personnes qui pourraient être de n’importe quel pays d’Afrique.  Malgré cela, les journalistes du service BBC Africa Eye ont effectué une enquête minutieuse grâce à une analyse extrêmement technique de la séquence pour identifier les bourreaux. Ils se sont plongés dans les images satellites des dernières années pour essayer de les faire correspondre avec les repères visibles dans la vidéo et ainsi trouver exactement où et quand cet incident avait eu lieu et qui étaient les responsables.  Le gouvernement du Cameroun a été obligé d’expliquer publiquement son attitude vis à vis de cet évènement et a annoncé que de nombreux soldats avaient été arrêtés et mis en examen.

Que ce soit pour authentifier une image ou une vidéo, pour jauger de l’impact d’une situation particulière ou pour enquêter sur des évènements climatiques ou des zones de conflit, les image satellites sont devenues un outil indispensable pour le journalisme. Grâce à l’éclairage impartial que cet outil apporte, il est de plus en plus utilisé par les journalistes professionnels aujourd’hui.  

De nouveaux horizons pour le journalisme

Satellite imagery for journalism

Les avancées technologiques et les innovations des dernières années ont inauguré une nouvelle ère, celle de l’observation de la planète, faisant des satellites des outils indispensables pour l’économie et le bien commun. Ces innovations ne sont pas seulement en train de changer la manière dont nous étudions la terre mais également la manière dont les journalistes enquêtent.

Établir des corrélations: Vous êtes en train d’enquêter et avez besoin de vérifier des faits, vous devez établir des liens pour connecter les éléments entre eux, relier les indices pour savoir quand et où a eu lieu un évènement. Comme on l’a vu grâce aux découvertes de la BBC sur les meurtres au Cameroun, l’image satellite est capable de fournir ce type d’intelligence. 

“Une source camerounaise nous a donné une info en off et on a trouvé une correspondance exacte à cet endroit sur Google Earth” révèle BBC News Africa sur Twitter. “Une fois qu’on avait trouvé la localisation générale, on a observé d’autres détails du film – sentiers, édifices, arbres- et on les a fait correspondre précisément avec les éléments visibles sur les images satellites”, ajoute-t-il.  

C’est à ce moment là que l’équipe approche DigitalGlobe, un fournisseur d’images satellites appartenant au groupe Maxar. “Nous avons cherché des indices dans des images des 6 dernières années et avons finalement été capables d’identifier le mois et l’année d’enregistrement du film en faisant correspondre certaines images qui où on voyait des éléments tels que des édifices, des arbres ou des routes”, explique  Steve Wood, analyste au bureau des informations de Maxar.

DigitalGlobe provided the “smokin gun” image to Associated Press that showed two trawlers loading slave-caught seafood onto a commercial cargo ship.

La preuve flagrante: DigitalGlobe a fourni cette image à Associated Press qui montre deux chalutiers chargeant des esclaves sur un cargo commercial.

De la même manière, dans le cadre de l’enquête d’Associated Press sur un réseau de trafic d’êtres humains qui a emporté le prix Pulitzer en 2015, les journalistes avaient remonté la filière grâce à des caméras DigitalGlobe. Après des mois à tourner en rond pour retrouver la trace des trafiquants dans les mers d’Indonésie et de Papouasie-Nouvelle Guinée, Associated Press a demandé à DigitalGlobe de braquer ses satellites sur une zone spécifique en plein coeur de l’océan Pacifique. Les satellites ont ainsi capturé une image de deux chalutiers chargeant des esclaves dans un cargo commercial. Plus de 2000 esclaves ont été libérés par la suite et le gouvernement indonésien a ouvert une enquête d’ampleur sur l’esclavage tandis que les lois sur l’importation de la pêche ont été modifiés aux Etats-Unis.

Breaking News: L’image satellite, c’est comme avoir une photo compromettante exclusive entre les mains. Les images satellites de Planet ont ainsi eu un impact planétaire quand elles ont révélé que des établissements nucléaires iraniens développaient des armes nucléaires en secret. Les images ont non seulement capturé les constructions en cours dans un bâtiment se trouvant dans le désert mais aussi d’étranges marques sur le sable ressemblant étrangement aux traces d’atterrissages ou de décollages de missiles.

Changement climatique: Suivre l’évolution du climat est également l’un des usages les plus importants de l’utilisation des images satellites et est utilisé principalement pour montrer le changement climatique dans un territoire en particulier en comparant une période donnée à une période antérieure.

Landsat and Sentinel images show 30 years of change in Amazon rainforests.

Les images de Landsat et Sentinel montrent l’évolution des forêts amazoniennes ces 30 dernières années.

Par exemple, ESA a utilisé les données de Landsat et Sentinel pour mettre en évidence le changement survenu dans la forêt amazonienne ces 30 dernières années. Dans les images ci-dessus, le rouge équivaut à la végétation. L’augmentation des taches marrons à droite montre l’inquiétante déforestation ayant eu lieu depuis 1985. Ces preuves sont d’une importance capitale puisque la forêt amazonienne joue un rôle crucial pour le climat de la planète. Et au contraire des autres forêts, les forêts tropicales comme celle de l’Amazonie ne repoussent pas une fois que la déforestation a eu lieu. Détecter des changements: Reuters a utilisé les images satellites de Planet pour suivre l’expansion des camps de réfugiés Rohingya au Bangladesh.

Planet imagery used by Reuters to track Kutupalong and Balukhali extension sites and camps for Rohingya refugees in Bangladesh.

Extension des campements: Les images de Planet utilisées par Reuters pour observer l’évolution des camps Kutupalong et Balukhali pour les réfugiés Rohingya au Bangladesh.

L’enquête de Reuters appelée “La vie dans les camps,” qui a gagné le prix du Data Journalisme de 2018 dans la catégorie visualisation de données, montre comment les camps se sont étendus à une inquiétante vitesse en quelques mois. Des milliers de personnes y vivent dans des conditions insalubres, parfois sans accès à de l’eau ou de la nourriture. De la même manière, en Turquie ou au Soudan du Sud, les images satellites ont été utilisées pour traquer et mettre en évidence les misérables conditions de vie dans les camps de réfugiés.

Enquêter sur les zones de guerre: Les images satellites sont devenues un outil efficace pour enquêter dans des zones de conflit pour pointer les dommages collatéraux causés par la guerre ou les violations des droits de l’homme. En Syrie ou en Irak, elles ont ainsi permis d’identifier les bastions de l’Etat Islamique ou d’appréhender l’étendue des ravages à Alep où des sites archéologiques ont été dévastés.

Liberation of Ramadi from ISIS: Pre and post images show widescale devastation.

Destructions: Avant et après la libération de Ramadi, ancien bastion de l’Etat Islamique. 

Destructions: Avant et après la libération de Ramadi, ancien bastion de l’Etat Islamique.

Par exemple, ces images de Ramadi avant et après sa libération de l’Etat Islamique montre des destructions d’une ampleur considérable. Selon l’analyse des images satellites par les Nations Unies, près de 2000 bâtiments, rues ou ponts ont été détruits entre juillet 2014 et janvier 2016.

Traquer la terreur ou les régimes autoritaires: Dans les territoires tenus par des terroristes où opèrent l’Etat Islamique, Boko Haram ou les Talibans, inaccessibles aux médias et aux autorités civiles, les images satellites peuvent mettre en évidence l’ampleur des atrocités et des dommages commis.

De la même manière, les satellites peuvent être la seule source d’information sur ce qui se passe en Corée du Nord, un pays totalement coupé du reste du monde. Les images satellites sont utilisées depuis des années pour retrouver la trace et enquêter sur les activités de développement du missile DPRK, mais aussi pour étudier la vie quotidienne dans le pays — l’état du réseau électrique, la végétation, le logement, etc.

Accès à l’inaccessible: Dans les zones où des catastrophes naturelles ont eu lieu, elles peuvent donner une idée des dommages ou permettre de voir que le pire est encore à venir dans des zones encore inaccessibles aux êtres humains

DigitalGlobe took this picture of Fukushima nuclear plant 3 minutes after the first explosion on Mar 11, 2011.

Explosion: DigitalGlobe a pris cette photo de la centrale nucléaire de Fukushima  trois minutes après la première explosion le 11 mars 2011.

Par exemple, DigitalGlobe a pris une photo de la centrale nucléaire de Fukushima  à peine trois minutes après l’explosion du premier réacteur le 11 mars 2011.  Cette photo a été utilisée pour montrer au reste du monde quelle était la situation sur place au moment où la zone était encore inaccessible.

Satellite images show how residential areas along the coastline in Indonesia completely disappeared following the devastating earthquake and tsunam in September 2018.

 

Satellite images show how residential areas along the coastline in Indonesia completely disappeared following the devastating earthquake and tsunam in September 2018.

Après le Tsunami: les images satellites montrent que les zones résidentielles sur la côte indonésienne ont totalement disparus à la suite du tremblement de terre et du tsunami de Septembre 2018.

Les photos satellites peuvent révéler les dégâts et les dommages causés à la suite d’évènements dangereux comme les éruptions volcaniques, les tremblements de terre ou les inondations. Par exemple, des images montrant la côte indonésienne avant et après le tsunami de 2018 montrent que toute la zone résidentielle sur la côte a complètement disparu.

Avertir sur des évènements climatiques: Des agences spatiales nationales telles que la NASA, ESA, ISRO, etc. effectuent régulièrement des mises à jour sur les évènements climatiques ou les catastrophes naturelles imminentes. Les médias peuvent suivre ces avertissements pour relayer les avertissements auprès des populations locales et donner des instructions d’évacuation ou inciter les autorités à prendre des mesures.  

9/11 image captured from International Space Station by NASA Astronaut Frank Culbertson, the only American off the planet at that time, shows a plume of smoke.

Ground Zero: Une photo prise le 11 septembre par l’astronaute Frank Culbertson de la Station Spatiale Internationale de la NASA

Ajouter des éléments visuels: On peut simplement utiliser les images satellites pour ajouter un effet visuel efficace dans un reportage. Par exemple, sur cette photo prise le 11 septembre au dessus du World Trade Centre par l’astronaute Frank Culbertson de la  Station Spatiale Internationale de la NASA, on peut voir un énorme nuage de fumée provenant du site.

Les satellites ont également été utilisés pour montrer la foule lors de la cérémonie d’inauguration du président Barack Obama en 2009, les participants à la Marche des femmes de 2017 après le début du mandat de Donald Trump, ou même des stades et des foules dans le cadre d’évènements sportifs majeurs tels que les Jeux Olympiques ou la Coupe du Monde.

Une mine d’or en un clic

Malgré les coûts phénoménaux de l’installation et de la mise en marche des satellites, de nombreuses sources de données sont totalement gratuites.  Les images de Landsat de la NASA sont accessibles gratuitement sur le site web d’USGS, alors que la base de données Copernicus d’Esa est accessible via le Sentinel hub. Le portail Bhuvan de l’agence spatiale indienne ISRO est également une excellente source de données mais de nombreuses photos devraient être datées. Google Earth est l’outil le plus populaire et le plus accessible mais la résolution n’est pas toujours très bonne et les photos peuvent comporter des erreurs du faits de problèmes de raccords. Les fournisseurs de photos de satellite commerciaux comme DigitalGlobe et Airbus donnent accès à quelques données gratuitement, la majorité sur des catastrophes naturelles. Planet a également une nouvelle section où il est possible d’avoir accès à des images et à des outils.  

En plus des données standards, certains services spécialisés sont accessibles aux journalistes.

Maxar News Bureau: via un partenariat du groupe Maxar avec des organisations médiatiques reconnues, l’organisme fournit des services de deux manières. Le fournisseur envoie d’une part des images standards d’évènement aux médias membres pour qu’il puissent les publier.  D’autre part, l’entreprise élabore des bases de données exclusives pour les médias ou donne accès à ses propres analystes d’images satellites pour travailler de manière exclusive pour les journalistes et les aider à trouver la signification cachée dans les images pour qu’ils puissent avancer dans leur enquête.

Mobiliser des satellites: ce service est également uniquement fourni par Maxar. Il permet à un média de surveiller un territoire en particulier pendant une période donnée. Il suffit juste de contacter le Maxar News Bureau pour qu’il mobilise les satellites DigitalGlobe sur le territoire de votre intérêt. Bien sûr, ce service est payant. 

Outils analytiques: Il existe plusieurs outils analytiques numériques qui peuvent aider à analyser les images et avancer dans votre enquête. Par exemple, Planet Compare permet aux utilisateurs de sélectionner deux images et de les comparer automatiquement. De la même manière, Planet Timelapse permet aux internautes de sélectionner plusieurs images et de créer une histoire animée montrant un changement. L’organisation a une base de données de 500 images sur toute la planète pour permettre de documenter les changements sur le territoire. “Nous avons créé ces outils pour que les journalistes puissent utiliser ces données pour suivre des évènements et aient des informations objectives sur ce qui se passe dans le monde” explique Will Marshall, directeur de Planet.

On peut aussi recevoir de l’aide grâce à des outils comme Tomnod, GeoHive, OpenStreetMap, Esri’s Living Atlas of the Planet. Tomnod est une initiative citoyenne gratuite utilisant les images satellites de DigitalGlobe pour élaborer des bases de données à travers le crowdsourcing. En mars 2014, Tomnod a ainsi offert des images satellites au public pour que les citoyens l’aident à découvrir où l’avion malaisien MH370 avait disparu. Le site a été hors service pendant deux jours tant il a reçu de visites (100.000 par minute).

OpenStreetMap a une énorme base de données ouverte et a plus de quatre millions d’utilisateurs enregistrés aujourd’hui. L’ équipe humanitaire d’OpenStreetMap se focalise particulièrement sur la cartographie des crises dans le monde et utilise de nombreuses images satellites données par les organisations. L’Atlas du Monde d’Esri donne quand à lui accès à des cartes et des images d’Esri, des partenaires d’Esri et des milliers d’utilisateurs d’ ArcGIS dans le monde. Certaines sont gratuites et d’autres sont seulement accessibles pour les personnes possédant la licence ArcGIS.

Outils de visualisation: Les journalistes ont également la possibilité d’utiliser plusieurs outils facilement accessibles pour présenter leurs enquêtes basées sur l’imagerie satellite d’une manière attractive. Ainsi, Esri Story Maps est très populaire et facile à utiliser, mais d’autres outils open source sont également accessibles tels que TimeLine JS, Odyssey.js, Thinglink, Mattermap, Widgetic pour aider les journalistes à présenter leur enquête d’une manière visuellement agréable.

3D et Réalité Augmentée: De plus en plus utilisé dans les enquêtes sur des catastrophes climatiques pour montrer les effets d’un ouragan frappant une ville. De nombreux outils sont open source, libres et faciles d’accès.

Pour les débutants

Bien que les satellites ouvrent de nouveaux horizons aux journalistes en leur apportant le champ de vision d’un oiseau, l’accès à des données irréfutables et des informations précises, il y a un certains nombres de règles qu’ils doivent garder à l’esprit.

N’utilisez pas des images sans objectifs précis: Les images satellites ne devraient pas être utilisées juste parce que c’est à la mode si cela n’apporte rien à votre enquête. Si vous utilisez des images satellites uniquement à des fins décoratives, des images classiques sont toujours plus efficaces. Si votre image satellite n’apporte aucun élément informatif à votre enquête, il vaut mieux utiliser une carte pour donner le contexte géographique.

Ne vous perdez pas dans des bases de données trop techniques: Les agences spatiales nationales telles que la NASA ou ESA ont des satellites qui utilisent un radar ou d’autres instruments scientifiques pour mesurer la glace, le vent, l’océan, etc. Vous aurez besoin d’un expert pour analyser ces bases de données. Par conséquent, cela ne sert à rien de perdre votre temps avec ces données si vous n’avez pas un analyste de données dans votre équipe capable d’interpréter ces images. La meilleure option est d’avoir recours aux enquêtes faites pr la NASA/ESA sur ces sujets (ils en ont d’ailleurs beaucoup) ou alors parler à un expert.

Soyez conscients que vous avez de la chance d’avoir un satellite qui vole au dessus de vous: mais soyez aussi prêt à être déçu. Parfois, vous n’obtiendrez peut-être rien du tout sur un territoire spécifique à une période donnée à cause de l’heure, de la résolution du satellite, de la brume…etc Si vous en avez les moyens, vous pouvez toujours charger DigitalGlobe de mobiliser un satellite.

Les satellites ne peuvent pas suivre un territoire plusieurs fois pendant la journée: Planet peut suivre tout ce qu’il se passe sur terre mais seulement une fois par jour.

Ils n’ont pas beaucoup d’informations la nuit: Les nuages ou la fumée peuvent empêcher les satellites d’avoir une bonne visibilité. Il y a des radars satellites qui peuvent capturer des informations à travers les nuages ou l’image même la nuit. Mais encore une fois, à moins que quelqu’un soit là pour analyser ces images, cela ne sera pas possible pour un débutant de les interpréter.

La résolution est importante: vous devez savoir ce que vous cherchez. Quels détails sont important pour votre enquête? Si vous enquêtez dans une ville inondée ou un terrain accidenté par un tremblement de terre, les satellites civils publics comme Landsat ou Sentinel sont d’excellentes sources de données. “Pour comprendre l’activité humaine, comme ce qui se passe sur un chantier, l’imagerie de haute résolution est nécessaire” note Brinton.

Cela peut paraître évident mais c’est important à savoir pour les débutants: une fois que vous avez choisi une image, il est impossible pour vous d’utiliser Photoshop ensuite pour l’éclaircir.

Même la haute définition a des limites: Rappelez vous que même 30 cm de résolution WorldView 3 et 4 de DigitalGlobe ne vous laisseront jamais tout voir. Par exemple, les images satellites peuvent détecter les personnes mais ne peuvent pas les identifier; ils peuvent détecter les voitures sur la route mais ne peuvent pas identifier le modèle.

Ce n’est pas sorcier

De nombreux journalistes pensent que les images satellites sont juste utiles pour les visualisations mais c’est pourtant la dernière étape de l’enquête. L’image devrait être la matière première de votre enquête la plupart du temps.

Il existe de nombreuses manières d’utiliser des satellites pour enquêter sur divers aspects, spécialement quand ils sont combinés avec d’autres méthodes d’enquête et d’autres sources de données. Enquêter sur des catastrophes ou détecter des changements est simple. Pour des enquêtes plus complexes, le processus peut parfois prendre des semaines ou des mois pour aboutir à quelque chose et même à ce stade les informations récoltées ne sont pas forcément utiles.  Soyez patient. Comme Brinton conclut “Plus tôt vous nous contactez dans le processus d’enquête plus vite nous serons capables de déterminer si on peut vous aider”


Cet article a d’abord été publié dans Geospatial World et est publié sur GIJN avec leur permission. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre Guide pour trouver et utiliser des images satellites.

Anusuya Datta est directrice de Geospatial Media & Communications. Elle est écrivain, rédactrice en chef et chroniqueuse dans le domaine des nouvelles technologies. Elle est passionnée par l’actualité et les chiffres mais c’est la géopolitique internationale qui la fascine le plus. Anasuya Datta a présenté La nouvelle ère de l’image satellite lors de la conférence #IJAsia18. 

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